Programme d’appui à la société civile au Maroc


Moucharaka Mouwatina

A l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, un séminaire régional dédié à la biodiversité et aux problématiques environnementales a été organisé par la coordination régionale Souss-Massa du programme Moucharaka Mouwatina. 

 

En effet, les oasis, l’arganier, les montagnes de l’Anti-Atlas, et les côtes sont autant de ressources qui font de Souss-Massa un milieu naturel d’une grande diversité. Toutefois, ces ressources sont confrontées à des crises climatiques énormes, notamment le réchauffement climatique, la sécheresse, les incendies et bien d’autres risques liés à leur surexploitation. De ce fait,  l’engagement de la société civile est indispensable aux côtés des pouvoirs publics, pour préserver ces patrimoines naturels qui influencent tant la vie des populations locales que celles des autres êtres y vivant.

 

Ce séminaire avait donc pour objectif d’échanger entre les participants (dont 30% de femmes et plus de 20% de jeunes) sur les enjeux environnementaux de patrimoine naturel et de la biodiversité de la région et de créer une occasion pour  partager les meilleures pratiques de protection de ce patrimoine.

 

“Les réponses à ces enjeux doivent être concrètes et portées par la concertation mutuelle” ont exprimé les intervenants lors de ce séminaire.

 

En plus des dix acteurs associatifs partenaires du programme et oeuvrant dans la thématique de l’environnement, cette rencontre a rassemblé plus de 30 autres participants, dont les représentants de la Délégation de l’Union européenne au Maroc, de la société civile et du programme Moucharaka Mouwatina au niveau national et régional.

 

« Cette richesse et diversité biosphérique de la région est susceptible de faire de vous les pionniers pour une dynamique de sensibilisation, de conscientisation comme aussi d’institutionnalisation de l’aspect environnemental dans les politiques publiques locales et régionales  » avait affirmé Mme Jeanne Diokh Sadio, cheffe du programme Moucharaka Mouwatina dans son mot d’ouverture à ce séminaire. 

 

Les différents échanges multi-acteurs de ce séminaire ont permis de ressortir un certain nombre de recommandations:

 

  • Mutualiser les efforts des organisations la société civile à travers une meilleure coordination, partage et capitalisation des expériences; 
  • Solliciter une volonté de l’Etat pour mettre en place une loi qui favorise le développement des oasis;
  • Valoriser le rôle de la femme dans la lutte contre les changements climatiques dans les zones oasiennes et les arganeraies;  
  • Promouvoir la mise en oeuvre des mécanismes de démocratie participative avec l’implication des jeunes en vue de valoriser et de préserver ces patrimoines;
  • Recourir à l’art et à l’innovation pour sensibiliser les populations locales sur la protection de l’environnement;
  • Privilégier le recours aux énergies renouvelables et à des systèmes d’irrigation durables;
  • Renforcer les capacités des acteurs et militants de l’environnement pour développer un plaidoyer et une communication structurée autour des problématiques environnementales. 

 

Les participants à ce séminaire ont exprimé un grand intérêt à participer à d’autres rencontres sur ces thématiques tant au niveau national qu’au niveau régional.

“C’était une précieuse opportunité de tenir cette rencontre à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement afin de mettre le point  sur les défis environnementaux qui menacent l’oasis à laquelle nous appartenons. c’était également une opportunité d’approfondir la sensibilisation du public sur les enjeux environnementaux et de remonter des recommandations aux acteurs associatifs et politiques”. a exprimé M. Zakaria Saaou, représentant de l’association Azaghar des exploitants d’Eaux des Puits agricoles à Tata.