Dans la continuité de sa mission de promotion de liens de synergie et d’apprentissage entre les associations partenaires du programme Moucharaka Mouwatina et les associations du pôle excellence, le bureau de Tétouan a organisé le 29 septembre , en coordination avec le pôle d’exellence CEFA, l’Union de l’Action Féministe – Section de Martil, Association voix des femmes et Association Ain Ghazal 2000.

 

Modéré par Mme. Jihad FATCHADI, Point focal genre du programme Moucharaka Mouwatina, l’atelier rassemblant 38 participantEs, dont 28 étaient des femmes, visait à échanger autour des questions clés de la problématique des stéréotypes contre les femmes, les expériences de ces associations, les résultats obtenus, les difficultés, les perspectives d’amélioration, les possibilités de réseautage et les moyens nécessaires pour la mobilisation citoyenne.

 

Insistant sur l’importance du travail avec les jeunes, Mme Nadia NAIR a relaté lors de son intervention sur la lutte contre les stéréotypes sexistes, une condition nécessaire pour l’égalité effective femmes-hommes ; “Un jour, l’une de mes plus brillantEs étudianEs, m’a dit : La femme est inférieure à l’homme. Je lui a répondu : Toi avec tes excellentes notes ! Tu te considères inférieure à l’homme !”…  “Cela montre qu’il faut prioriser le travail avec les jeunes” ajoute- elle.

 

“ L’égalité, ça s’apprend ! Le combat de SAFAE contre les stéréotypes de genre sur les réseaux sociaux”, était le sujet d’intervention de Mr. Jamal BOUTBAGHA, qui a présenté l’expérience CEFA. De sa part, il a insisté : “ Je crois qu’on est toutes et tous d’accord que dans notre milieu  le sexe des individus contribue à déterminer ou doit déterminer le rôle social dès la naissance, donc il faut penser à travailler avec des approches qui auront un impact sur le comportement et non pas les actions menées par ses personnes”.

Quand à Mme Aïcha SAKMASSI Présidente de l’association Voix des femmes marocaines, elle a insisté :“Il faut travailler sur ce sujet de lutte contre les stéréotypes avec des approches créatives, et non pas classiques, directes parce que ça risque des fois de créer une certaine résistance “.  

 

L’importance de continuer l’action de plaidoyer pour améliorer le cadre juridique et les politiques publiques notamment relatives à l’éducation et les médias, l’importance de la mobilisation de proximité des jeunes et des femmes à travers l’art et les réseaux sociaux, et mener des actions de changement individuels et collectifs sont les principaux moyens pour continuer le combat contre les stéréotypes sexistes contre les femmes.